Lettre du CArCoB n°7 - juin 2017

Édito

Le premier semestre 2017 s’achève et il a été bien rempli : exposition Noirs dessins du communisme à Liège, réédition d’Octobre 1917 et le mouvement ouvrier belge de Claude Renard, colloque Juristes démocrates ; tout cela en coopération avec d’autres institutions prestigieuses, démontrant ainsi l’intérêt du CArCoB dans le paysage historique et culturel de la Wallonie et de Bruxelles.
Le CArCoB exprime aussi sa gratitude aux personnes qui enrichissent ses fonds qui prennent place dans les nouveaux locaux aux côtés des collections plus anciennes, restructurées par nos archivistes.
Nous attendons avec impatience les travaux des candidats au Prix CArCoB de cette années.
Notre Lettre de septembre annoncera les projets de la rentrée. Projets qui s’annoncent nombreux et stimulants.

Jules Pirlot
Président du CArCoB

Collection du journal "La Gauche"

La Formation Léon Lesoil vient de déposer au CArCoB une importante collection du journal La Gauche pour les années 1958 à 1987. Celle-ci vient compléter et suppléer les numéros déjà conservés au Centre. Le lecteur pourra désormais y consulter La Gauche de 1956 à nos jours.

C’est le 15 décembre 1956, que La Gauche sort de presse pour la première fois, née d’un courant de gauche au sein du parti socialiste. Le comité de rédaction est composé de Guy Cudell, René Evalenko, Jacques Guyaux, Robert Lambion, Raymond Latin, Ernest Mandel, Raymond Rifflet, Emile Van Ceulen et Jacques Yerna. André Renard et Camille Huysmans figurent dans le comité de patronage. Depuis le début des années 50, quelques dizaines de militants de la IVE Internationale, parmi lesquels Ernest Mandel et Émile Van Ceulen (devenu dirigeant JGS en 1954) étaient entrés clandestinement au PSB.
Dès sa fondation jusqu’à la grève générale 60-61, La Gauche s’est efforcée de populariser le programme de "Réformes de structures", adopté par le FGTB en 1954 et en 1956. Dès le début, la direction du PSB s’est montrée hostile aux accents portés par La Gauche bien qu’elle ignorât tout de l’existence d’un noyau clandestin de la IVE Internationale en son sein.
Pendant la grève 60-61, une rupture se produira entre La Gauche, qui prônait l’organisation d’une Marche sur Bruxelles, et André Renard qui opérait un "repli wallon" en revendiquant le fédéralisme. Après la grève, la participation des socialistes au gouvernement, le vote des lois antigrève, la direction du PSB attendra 1964 pour exclure les principales figures du comité de rédaction. Les rédacteurs et les diffuseurs de la Gauche lancent alors un parti de gauche : le Parti Wallon des Travailleurs (en Wallonie) et l’Union de la Gauche Socialiste (à Bruxelles). Pierre Legrève, militant de la CGSP-Enseignement, de l’UGS et de la IVE Internationale, est élu au parlement en 1965 sur une liste de cartel PCB-UGS.
La Gauche deviendra l’organe de la Ligue Révolutionnaire des Travailleurs en 1971, année où la IVE Internationale réapparaît au grand jour en Belgique. La Gauche est toujours le journal de cette organisation qui a changé de nom en 1983 (POS) et en 2006 (LCR).

Guy Van Sinoy

Les anciens de l’Association Belge des Juristes Démocrates (ABJD)

Le 14 juin s’est tenue à l’ULB la Journée d’étude et de témoignages sur l’ABJD (1973-1993). En termes d’animation de la recherche, elle a entériné l’invention d’une formule plutôt concluante, entre témoignages directs, projection d’entretiens filmés et discussions à bâtons rompus. Pas seulement une réunion d’anciens : presque un focus group, la camaraderie en plus. Quant au fond, les participants ont tenté de reconstituer le fil des activités de l’organisation, à partir de la présidence de Jean Salmon, après le départ de Jules Chomé lors de l’affaire du docteur Peers. Sur le plan local, on s’est souvenu du pluralisme de l’organisation, bien illustré par la fameuse « table ouverte », hebdomadaire, des Juristes Démocrates à Liège. Pluralisme des tendances mais aussi des causes défendues, donc, sur tous les fronts où le droit trouvait à incarner le social et le politique. Sur le plan international, entre missions d’observation et participation aux congrès de l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD), les témoignages ont relaté cette propension toute belge à la négociation et à la rédaction scrupuleuse. L’ABJD sera ainsi parvenue à faire valoir son point de vue sur un terrain où, en filigrane, se décidait parfois ceci : des États nés de la décolonisation, des régimes libéraux ou socialistes, qui étaient les véritables démocrates ?

L’ABJD s’est professionnalisée, a maintenu la publication du Journal des Juristes Démocrates (JJD) – une information alternative aujourd’hui absente des milieux du droit – pour finir par s’essouffler. Les intervenants ont également fait part de leurs interprétations, lucides, quant à la disparition de l’ABJD en 1993 : celle-ci aura finalement reflété les liens organiques et idéologiques qui rattachaient l’association, malgré son autonomie critique, à l’Union soviétique et aux démocraties populaires évanouies. Mais le sort de l’ABJD raconte autre chose également : à la fin des années 1980, une militance pluraliste, multi-thèmes (mobilisée sur l’ensemble des causes jugées progressistes), n’était plus à l’ordre du jour ; face au déploiement des ONG et associations spécialisées, elle passait même pour redondante, d’où sa déliquescence.

Plus de vingt ans après, pour les anciens mousquetaires de l’ABJD, deux questions restent en suspens. Premièrement, qu’est devenu l’homme (le juriste ?) de gauche depuis les années 1990, hors les partis et syndicats ? Certains observent aujourd’hui la reprise de comités pour la défense des droits stricts de collectivités de circonstance – contre les nuisances sonores, pour la préservation des droits des consommateurs, etc. Toutefois, les mobilisations antimondialisation ou de type « Not In My Backyard ! » suffisent-elles, mises bout à bout, à refonder les valeurs démocratiques voire à définir une véritable « pensée de gauche » ? Et la capacité trop rare à relier ces initiatives ponctuelles à une pensée de fond n’explique-t-elle pas, dans une certaine mesure, les succès du PTB/PVDA présenté comme alternative unique ? Deuxièmement, n’assistons-nous pas aujourd’hui à l’essoufflement de cet humanitarisme, politiquement incolore, devenu prédominent après la Guerre froide ? Les coups de gueule citoyens et autres votes protestataires, parmi les plus récents, ne traduisent-ils pas une demande : celle de reconnecter l’agenda « universel » des droits de l’homme aux enjeux politiques, sociaux, économiques et juridiques liés à nos contextes locaux ? Si tel est bien le cas, suggérait Pieter Lagrou (ULB) en conclusion de la journée, « ce qu’on a étudié [au sujet de l’ABJD] est peut-être tout autant un scénario d’avenir qu’un récit nostalgique sur un passé révolu ».

John Nieuwenhuys

Les archives audio-visuelles de cette journée d’histoire orale seront déposées auprès du CArCoB avant 2018. À noter que le CArCoB dispose également d’archives concernant l’ABJD et l’AIJD en provenance de Léon Ingber, Jacques Bourgaux et Paulette Pierson-Mathy, et pour ce qui précéda, des archives de Charles Plisnier, Henry François, Edith Buch, Henri Buch, et Jean Fonteyne.

Albert Marteaux

De conseiller communal socialiste, chirurgien en Espagne, à Ministre communiste, le Docteur Albert Marteaux a parcouru un chemin exceptionnel.

" Médecin pour les pauvres ", né dans les Marolles, en réalité chirurgien urologue, il créa les Anciens Combattants Socialistes, entra au conseil communal de Bruxelles en 1921 pour ne le quitter qu’à sa mort en 1949. Administrateur de la Commission d’Assistance Publique, il lutta toute sa vie pour l’intercommunalisation des CAP de l’agglomération bruxelloise qu’il réalisa comme ministre de la Santé Publique ! En effet, député en 1926 et réélu en 1936 jusqu’à sa fin, il prit part et anima les courants de gauche successifs au sein du POB (La Lutte des Classes, la Bataille socialiste, puis l’Action socialiste). Fougueux défenseur de l’Espagne républicaine, il organisa et dirigea un hôpital pour les combattants à Onteniente. Quand le gouvernement Spaak reconnut Franco, il rompit avec le POB et rejoignit le PCB qui le fit réélire en 1939. C’est à lui que son parti fit appel en 1941 pour lancer le Front de l’Indépendance auquel il amena l’Abbé Boland rencontré au cours de son action en faveur de la Chine en butte aux violences japonaises. Mais, brûlé, il gagna Londres pour endosser à son retour en 1944 la charge de Ministre de la Santé Publique à laquelle l’avait désigné son parti. En 25 mois d’activité, il tenta une véritable politique globale de la santé publique, allant du statut des infirmières, l’inspection médicale scolaire, à l’extension des plaines de jeux et installations sportives, l’assainissement des taudis, la réorganisation de la distribution de l’eau. Il mourut, malade, deux ans après la fin de la participation gouvernementale communiste. Une foule innombrable suivit la dépouille mortelle de ce tribun et combattant populaire.

Cette biographie est consultable en ligne sur le site du CArCoB. Vous pouvez la retrouver en suivant ce lien.

Prix du CArCoB 2017

Nous vous rappelons que le dépôt des travaux pour le "Prix du CArCoB" est fixé au 15/10/2017 dernière limite.

Ce prix vise a distinguer une contribution scientifique originale à la connaissance historique des mouvements communistes en Belgique.
D’une valeur de 1000 €, ce prix est ouvert notamment aux travaux d’histoire, d’histoire de l’art, de science politique, de sociologie, de droit, de science économique, d’anthropologie, d’archivistique... Il sera décerné le 15/02/2018.

Vous pouvez consulter le règlement ici.
Pour tout renseignement : carcob@skynet.be - 02/513.15.83. - 33, rue de la Caserne 1000 Bruxelles.

"Octobre 1917 et le mouvement ouvrier belge" : entretien avec Claude Renard

Suite à la réédition de son livre, Octobre 1917 et le mouvement ouvrier belge (une coédition de Memogrames et du CArCoB), Claude Renard s’est entretenu avec Jean Lemaître. L’occasion de revenir entre autres sur cet ouvrage paru pour la première fois il y a cinquante ans, et sur le centième anniversaire de la révolution russe.

Retrouvez cet entretien sur la chaîne youtube du CArCoB en cliquant ici.

Vous pouvez acquérir cette réédition, via notre librairie en ligne, au prix de 19€ (frais de port non compris) en suivant ce lien.

Secrétariat de rédaction

Amandine Verheylewegen
02/513.15.83.
amandine.carcob@skynet.be

Nouvellement en vente au CArCoB

Le jour où tout bascula : sous l’occupation nazie, du côté de l’École Decroly, nouveau roman de Jean Lemaître paru aux Éditions Memogrames, est désormais en vente au CArCoB et sur notre librairie en ligne au prix de 16€ (frais de port n.c.).
Pour l’acquérir, ou tout simplement pour découvrir les autres publications en vente, rien de plus simple : cliquez ici !

"Claude faillit tomber de sa chaise à la lecture du livre consacré au père de sa meilleure amie du temps de l’École Decroly, en y apprenant que cet homme fut arrêté par la Gestapo le même jour que lui, le 6 juillet 1943. Trois mois de prison pour Claude, alors âgé de 16 ans. Son propre papa, lâchement exécuté en Allemagne.
Il avait mis une pierre sur tout cela, le seul moyen, selon lui, de renaître à la vie. Le rappel de cette date et de cette coïncidence agissent comme un choix salutaire. Et voici que, 70 ans plus tard, Claude accepte, non sans douleur au début, de raconter le drame qui brisa son existence.
Que retient-il, au bout de son chemin ? Une douce lumière : le souvenir des amours et amitiés d’adolescents, la reconnaissance éternelle vouée à l’École Decroly - celle de la pensée critique - qui sut aussi se montrer solidaire et résistante dans les pires moments de l’occupation allemande.
Ce récit se mue en enquête trépidante, lorsqu’il conduit à identifier le traître - jusque-là inconnu - responsable de la déportation de ses parents. Et en suspense sentimental, quand Claude, 89 ans, se rend à un énigmatique rendez-vous, tremblant d’émotion, un immense bouquet de roses à la main... convaincu, à présent délivré du poids du passé, qu’il n’est jamais trop tard pour renouer avec sa jeunesse."

1917-2017 : Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe

Colloque international du 2 au 4 novembre 2017

À l’occasion du centenaire de la révolution russe de 1917, un colloque international sera organisé du 2 au 4 novembre 2017. Il aura lieu à la Maison du peuple de Saint-Gilles (1060 Bruxelles) et portera sur les espoirs, les utopies et les héritages de cet événement historique.

Programme
Jeudi 02/11/2017 :

  • Séance d’ouverture Vendredi 03/11/2017 :
  • Matinée : Nouvelles approches historiennes : La révolution russe vue d’en bas.
  • 1ère partie de l’après-midi : Actualité de la révolution russe.
  • 2ème partie de l’après-midi : Influence de la révolution russe sur les mouvement ouvriers. Samedi 04/11/2017 :
  • 1ère partie de la matinée : Influence de la révolution russe sur les mouvements nationaux et anticoloniaux.
  • 2ème partie de la matinée et après-midi : Rêves, espoirs et utopies portées par la révolution russe.
  • Conclusion

Centres de recherches et associations partenaires du projet :
CArCoB - Centre des Archives du communisme en Belgique ; CHSG - Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (ULB) ; Institut Marcel Liebman ; Faculté de Philosophie et Sciences Sociales de l’ULB ; Université populaire de Bruxelles ; Formation Léon Lesoil ; FGTB de Bruxelles ; Association des amis de Jost Steiger (Lausanne) ; Fonds national de la Recherche scientifique (FNRS).

Pour retrouver le programme détaillé :

1917-2017 : Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe

Dates : du jeudi 2 au samedi 4 novembre 2017
Lieu : Maison du Peuple de Saint-Gilles - 1060 Bruxelles
Co-organisateurs : Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches de l’ULB (CHSG),
Institut Marcel Liebman,
Centre des Archives du Communisme en Belgique (CArCoB).

Programme

Jeudi 2/11/2017 : Séance d’ouverture

16h : Accueil des participants
16h30 : Discours introductifs par :
Alexander Rabinowitch (Indiana University) : "The Bolsheviks come to power revisited : centennial refections"
Enzo Traverso (Cornell University) : "Entre utopie et mélancolie : le siècle des révolutions"
18h30 : Soirée festive - Chorale Brecht-Eisler de Bruxelles

Vendredi 03/11/2017

8h30 : Accueil des participants
9h15 - 13h15 : 1ERE partie
Nouvelles approches historiennes : la révolution russe vue d’en bas

9h - 11h : Panel 1 - Orateurs :
Eric Aunoble (Université de Genève) : "Des parcours plébéiens dans la révolution, de l’utopie à la bureaucratie"
David Mandel (UQAM) : "The legacy of the October Revolution"
11h - 11h15 : Pause café
11h15 - 13h15 : Panel 2 - Orateurs :
Simon Pirani (Oxford Institute of Energy Studies) : Workers and the Soviet state : lessons from the 1920"
Jeffrey Rossman (University of Virginia) : What did Russian workers want ? Interpreting 1917 from the perspective of the Stalinist 1930s
13h15 - 14h : Pause déjeuner
14h - 18h30 : 2EME partie
14h - 16h : Actualité de la révolution russe Panel 3 - Orateurs :
Lars T. Lih (Mc Gill University) : Russia 1917 : the anti-bourgeois democratic revolution
Jean-Jacques Marie (CERMTRI) : La révolution russe relève-t-elle d’un passé révolu ou appartient-elle toujours au présent ?
Kevin Morgan (University of Manchester) : From Lenin to Leninism, and the cult of the individual
16h15 : Pause café
16h15 - 18h15 : Influence de la révolution russe sur les mouvements ouvriers Panel 4 - Orateurs :
Samia Beziou (CHSG) : Les soviets vus de Belgique, des tranchées à L’Exploité"
Francine Bolle (ULB) : La réception et l’influence de la révolution russe dans les milieux syndicaux en Belgique pendant la période de l’entre-deux-guerres"
Stefanie Prezioso (Université de Lausanne) : Italie : les quatre années rouges

Samedi 04/11/2017

8h30 : Accueil des participants
9h - 13h15 : 1ERE partie
9h - 11h30 : Influence de la révolution russe sur les mouvements nationaux et anticoloniaux Panel 5 - Orateurs :
Pierre Brocheux (Association française des chercheurs sur l’Asie du Sud-Est) : 1917 : L’espoir des peuples se lève à l’Est"
Hanna Perekhoda (Université de Lausanne) : "Quelle révolution pour un peuple opprimé ? Débats et combats en Ukraine révolutionnaire (1917-1922)"
Matthieu Renault (Université Paris 8 Vincennes - Saint Denis) : "Traduire la révolution en Orient (1919-1924)"
Taline Ter Minassian (INALCO - Université Paris-Sorbonne) : "Le Congrès des peuples de l’Orient"
11h30 - 11h45 : Pause café
11h55 - 13h15 : Rêves, espoirs et utopies portées par la révolution russe
Panel 6 - Utopies artistiques (littérature, théâtre, cinéma, architecture) - Orateurs :
Fabien Bellat (École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles) : "Bâtir l’utopie : les villes neuves soviétiques"
Lionel Richard (Université de Picardie Jules-Verne) : "Les producteurs artistiques en mouvement - initiatives européennes en opposition à la culture dite bourgeoise"
13h15 - 14h : Pause déjeuner
14h - 18h30 : 2EME partie
Rêves, espoirs et utopies portées par la révolution russe - suite

14h30 - 15h30 : Panel 7 - La révolution russe au cinéma - Orateurs :
Patrick Leboutte (INSAS) : "Pour un cinéma libre de droit et propriété de tous : du ciné-train à l’expérience collective des groupes Medvedkine"
Thierry Odeyn (INSAS)
15h30 - 15h45 : Pause café
15h45 - 18h15 : Panel 8 - La vie nouvelle (condition de la femme, pédagogie, "vie nouvelle") - Orateurs :
Mario Alessandro Curletto (Università degli Studi de Genova) : "Du football bourgeois au football soviétique"
Louise Gotovitch (enseignante) : "Makarenko pour une pédagogie révolutionnaire
Cyliane Guinot (Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne) : "La naissance de la ’Femme rouge’ : discours et expériences en Russie post-révolutionnaire"
Laurence Roudart (ULB) : "La question agraire à l’épreuve de la Révolution russe
18h15 - 18h30 : Conclusion